Diptera

2011
néon sur aluminium
80 x 80cm
 

Diptera
Diptera est une sculpture en néon. Elle figure une Calliphora Vacina, première mouche de la famille des Diptera Cholliphoridae, première mouche à intervenir dans la décomposition d’un corps. Ce travail prend appui sur les recherches du scientifique Marcel Leclercq: "A propos de l’entomofaune d’un cadavre de sanglier" publiée en 1996. Ce scientifique a mit à jour l’inventaire des trente cinq espèces se succédant dans la décomposition des corps. Ces observations permirent d’établir une sorte de calendrier biologique utilisé par la médecine médico-légale afin d’établir de manière très précise les heures de décès des corps humains.

  • 2011
  • néon sur aluminium
  • 80 x 80cm
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  • Diptera-1

Darwin

2011
résine et fourrure
180 x 80 x 15cm
 

Darwin
Darwin fait état de la diversité génétique qui nous constitue. Il s’agit d’une figure mi-homme (ou plutôt mi-femme) - mi-singe. Cette sculpture renvoie bien sûr aux théories de l’évolution darwinienne mais aussi à des images plus anciennes, plus étranges et plus folkloriques comme le fameux chaînon manquant, les hommes-singes, les monstres de foire ou encore Bigfoot.

  • 2011
  • résine et fourrure
  • 180 x 80 x 15cm
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“les bodybuildeurs”

2010-2011
coton
30cm
 

“les bodybuildeurs”
Je m’intéresse beaucoup à la broderie, elle me permet d’inscrire dans mes images une temporalité: elle rend le temps visible. Ce travail interroge d'ailleurs la notion de temps. D’un coté il y a le temps du sportif; répétitif, laborieux, physique, et de l’autre mon temps de brodeuse; tout aussi répétitif, méthodique et obsessionnel. Dans notre société les corps doivent être magnifiés, totalement maitrisés, soumis, et ne doivent en aucun cas porter les marques du temps qui passe. Les corps des bodybuildeurs sont travaillés à l'extrême, ils sont poussés au delà de l'humain, devenus presque mutants par les gestes faits et refaits, ils restent pourtant et malgrès tout, des corps programmés pour se dégrader.

  • 2010-2011
  • coton
  • 30cm
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Crânes

2011
coton
80 x 60 cm
 

Crânes
Pour cette série de broderie, il n'est plus tant question d'un temps humain et individuel mais d'un temps élargis au genre humain. J’ai ainsi non pas réalisé de mes mains mes broderies mais fait réaliser de manière mécanique les broderies à partir de dessins. Les traces des gestes de la main disparaissent au profil d'un rythme et d'un tracé parfait. Ce choix technique rejoint ainsi le sujet, les quatre crânes représentés sont des crânes préhistoriques, les restes d’espèces humaines anciennes aujourd’hui éteintes. Je souhaitai travailler sur des images de mémoire explorant à la fois les notions d'existence individuelle de chaque individu et, l'existence de tous à travers la notion du genre humain.

  • 2011
  • coton
  • 80 x 60 cm
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Memento Mori #1

2011
mousse, tissu, bois
120 x 120 x 70cm
 

Memento Mori #1
Memento Mori#1 est un amoncellement de treize crânes humains et animaux sculptés dans de la mousse et recouverts de tissu monogrammé. Cette installation renvoie inévitablement au thème classique de la vanité, le titre est d'ailleurs emprunté à ce registre: "souviens-toi que tu mourras". Il est ainsi question ici de l'éphémère de toute vie, de sa temporalité intrinsèque et constitutive, qu'il soit question d'une vie humaine ou d'une vie animale. Mais aussi, au-delà de ce fait implacable, du rapport intime de chacun d'entre nous au temps qui passe, à la vie, à sa vie.

  • 2011
  • mousse, tissu, bois
  • 120 x 120 x 70cm
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  • MementoMori-1
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Memento Mori #2

2011
paraffine
dimensions variables
 

Memento Mori #2
Memento Mori#2 dépasse la question de la singularité pour poser celle, plus générale, de l'origine du genre humain. Nous portons tous en nous ceux qui nous ont précédés, dans nos cœurs, nos mémoires, notre histoire mais aussi dans notre corps et dans nos gènes. Il est question de nos parents bien sûr, de nos grands-parents encore et au-delà, de tous ceux et de tout ce qui nous a précédé.

  • 2011
  • paraffine
  • dimensions variables
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  • MementoMori-1
  • MementoMori-2

Portraits #1

2011
papier canson sur caisson lumineux
75 x 95x 15 cm
 

Portraits #1
Les portraits pércés sont une série de dessins de visages réalisés à l’aiguille. Ils sont montés sur caisson lumineux. La lumière fait apparaitre de manière presque fantomatique ces visages. Elle leur confère, au delà d’une simple visibilité, une présence flottante, elle donne à leurs traits un galbe, une mouvance et une vibration étrange. Les images crées sont entre la matérialisation et la dématérialisation, entre le visible et l’invisible, le matériel et l’immatériel. Je crois que ce qui m’a interessé ici c’était de trouver par cette téchnique le moyen de rendre “vivante” mes images. Il ne s’agit pas de les animer, ni de jouer sur une quelqconque illusion mais de confèrer à l’image un état quasi mysthique de l’étre, de rendre en fin de comptre à ces inconnus une forme de vibration du vivant. L’ambiguité et l’instabilité de l’image renvoie également à la matière des souvenirs rendant fantomatiques toutes les traces du passé; les ètres et les formes avec le temps se dérobent inéxorablement à la mémoire. Ce travail interroge la notion de mémoire, quelle soit individuelle ou collective. Il interroge l’une des peurs les plus humaines, celle de la survivance dans les mémoires après notre mort, celle aussi du devenir de l’ésprit, de l’ame ou de l’essence de notre individualité après notre mort.

  • 2011
  • papier canson sur caisson lumineux
  • 75 x 95x 15 cm
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Portraits #2

2011
papier canson sur caisson lumineux
55 x 50 x15 cm
 

Portraits #2
Les portraits pércés sont une série de dessins de visages réalisés à l’aiguille. Ils sont montés sur caisson lumineux. La lumière fait apparaitre de manière presque fantomatique ces visages. Elle leur confère, au delà d’une simple visibilité, une présence flottante, elle donne à leurs traits un galbe, une mouvance et une vibration étrange. Les images crées sont entre la matérialisation et la dématérialisation, entre le visible et l’invisible, le matériel et l’immatériel. Je crois que ce qui m’a interessé ici c’était de trouver par cette téchnique le moyen de rendre “vivante” mes images. Il ne s’agit pas de les animer, ni de jouer sur une quelqconque illusion mais de confèrer à l’image un état quasi mysthique de l’étre, de rendre en fin de comptre à ces inconnus une forme de vibration du vivant. L’ambiguité et l’instabilité de l’image renvoie également à la matière des souvenirs rendant fantomatiques toutes les traces du passé; les ètres et les formes avec le temps se dérobent inéxorablement à la mémoire. Ce travail interroge la notion de mémoire, quelle soit individuelle ou collective. Il interroge l’une des peurs les plus humaines, celle de la survivance dans les mémoires après notre mort, celle aussi du devenir de l’ésprit, de l’ame ou de l’essence de notre individualité après notre mort.

  • 2011
  • papier canson sur caisson lumineux
  • 55 x 50 x15 cm
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Dormition

2010
lin, gomme arabique
100 x 80 x 85cm
 

Dormition
Le nom cette sculpture est empruntée à la religion chrétienne qui l’utilise pour évoquer la mort de la vierge Marie: une mort qui survient comme une disparition, un sommeil sans fin, un oubli. La position du corps qui se dessine dans le lin brut nous renvoie encore vers les drapés des madones. Cette douceur maternelle se teinte ici d’une certaine noirceure. L’enveloppe est entièrement vide et le corps semble avoir été oublié dans un coin. Dormition oscille entre différents temps, un temps mystique et religieux, un temp humain et un temp social.

  • 2010
  • lin, gomme arabique
  • 100 x 80 x 85cm
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Parrallèlèpipéde

2007-2010
bois, plâtre
110 x 55 x 35cm
 

Parrallèlèpipéde
Parallélépipède est une forme qui se confond avec un banc mit à disposition des visiteurs. Pourtant des anomalies légères, quasiment invisibles se révèlent au regard et /ou au toucher, et instillent le doute face à l’objet reconnu auparavant comme anodin. On bascule alors du simple mobilier à la sculpture, de la forme géométrique au corps. Les protubérances sont identifiées comme autant de fragments de corps: le galbe d’une épaule, l’ébauche d’un dos, la pointe d’un pied. La silhouette apparaît, d’abord fragmentée puis entière et l’on devine un corps humain en position foetal saisi dans un bloc. Cette sculpture évoque la sculpture funéraire religieuse. Le temps s’allonge et tend alors vers l’éternité.

  • 2007-2010
  • bois, plâtre
  • 110 x 55 x 35cm
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Fauteuil

2007
mousse, coton
1200 x 80 x 80cm
 

Fauteuil
Cette sculpture est une copie d’un fauteuil de style néo-classique d’inspiration romaine du 18ème siècle réalisée entièrement en mousse. Je me suis intéressée à un fauteuil ancien dont le style évoque la grandeur, le luxe et la puissance. Ce fauteuil matérialise les idées de force, de pouvoir, de réussite, de grandeur, de luxe...etc. La qualité de réalisation et de finition, les moulures fines, le tissu précieux, les dorures éclatantes, les broderies symboliques renforcent cette image de puissance. En réalisant une copie de ce fauteuil majestueux en mousse, l’objet perd son grandiose et sa force, ses formes sont altérées, fragilisées, son allure grotesque. La sculpture s’affaisse et se tord, elle est molle. L’objet est devenu inutile et inutilisable, un leurre, un trône déshabillé. Fauteuil joue de son anthropomorphisme, il nous renvoie vers nous, notre corps, il nous rejète et nous propulse dans un temps avenir où notre corps sera lui aussi altéré.

  • 2007
  • mousse, coton
  • 1200 x 80 x 80cm
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